Travailleur indépendant : Pour quel statut opter ?

Vous envisagez une reconversion professionnelle et vous aspirez à devenir travailleur indépendant ? Ce choix, souvent beaucoup trop audacieux, peut vous faire perdre certains avantages liés essentiellement au statut de salarié, tels que le chômage, la retraite, la sécurité sociale, le contrat de travail en CDI….
Plus pénible encore, c’est que vous devez assumer vous-même la gestion et les obligations administratives du statut d’indépendant.
En revanche, le travailleur qui opte pour l’autonomie professionnelle, cette forme de travail souvent très intéressante, jouit de plusieurs avantages dont principalement la liberté dans le choix, la gestion et l’exécution de ses missions ainsi que dans la négociation de ses honoraires. Mieux encore, un professionnel autonome a toutes les chances en sa faveur pour pouvoir développer et améliorer son expertise et ses acquis, en se consacrant exclusivement à la réalisation de ses travaux.

portage salarial-umalis caudry

Certes, vous pouvez devenir indépendant, mais la question incontournable que se pose chaque professionnel avant de décider de son avenir professionnel porte principalement sur la forme juridique du statut de travailleur indépendant.
C’est pour répondre à ces craintes et sécuriser votre transition professionnelle que nous traiterons dans cet article non seulement des différentes formules de travail indépendant mais aussi des avantages et des inconvénients accompagnant chacune de ces formules.
Les choix du statut de professionnel indépendant sont multiples mais les mieux reconnus et les plus sécurisés sont au nombre de trois, à savoir :
•Le statut d’auto-entrepreneuriat.
•Le statut de free-lance.
•Le statut de portage salarial.

On rêve tous de se lancer dans la vie professionnelle sans la contrainte d’être dépendant d’un supérieur hiérarchique ou d’un patron, et de travailler par conséquent pour son propre compte. Mais la question qui s’impose est de savoir quel est le meilleur statut pour devenir son propre patron.

-Le statut d’auto- entrepreneur :
Si vous envisagez une reconversion professionnelle vers l’auto-entrepreneuriat, sachez que ce régime convient aux personnes qui souhaitent se lancer dans une petite activité à forte valeur ajoutée mais nécessitant peu d’investissement. Le cas échéant, ils peuvent bénéficier d’une multitude d’avantages liés essentiellement à la simplicité des démarches administratives et comptables.
En effet, l’auto-entrepreneur profite de plusieurs privilèges fiscaux tels que l’exonération sur les impôts et la réduction sur certaines charges sociales.

L’inconvénient majeur de ce régime est que le chiffre d’affaires doit être plafonné, et ce en plus du fait que les cotisations sont calculées en fonction du chiffre d’affaires et non sur les bénéfices, et qu’il est impossible de récupérer la TVA sur les investissements pour certains projets.
En outre, dans ce cas de figure, l’auto-entrepreneur doit tout gérer seul et ne peut prétendre
au droit de recruter des salariés ou de bénéficier de l’assurance chômage en cas de faillite.

-Le statut de free-lance.
Pour les personnes qui ont décidé d’exercer en mode free-lance, ce statut séduisant mais non sécurisé permet à ces professionnels de devenir à la fois entrepreneurs, propriétaires et uniques décideurs de leurs travaux.
Ce régime, qui ne répond en fait à aucun statut juridique séduit pourtant de plus en plus de Français autant que d’étrangers. En effet, le travailleur en free-lance bénéficie d’une certaine flexibilité, de plus de liberté dans l’organisation de sa vie personnelle et professionnelle et surtout de la possibilité de se construire un parcours professionnel très enrichissant.
En revanche, dans la conjoncture économique actuelle, les missions en free-lance se font de plus en plus rares et il devient difficile d’établir à l’avance le nombre de projets qu’un free-lance pourra décrocher et les revenus qu’il pourra réaliser.
En effet, ce mode de travail impose que le travailleur prospecte lui-même sa clientèle et les pistes, propose des projets, relance ses contacts et c’est parfois sans succès. Une situation qui comprend le risque de périodes creuses pendant lesquelles le free-lance est sans revenu, autrement dit dans une situation économique critique, d’autant plus que travailler en free-lance ne permet pas de bénéficier des avantages sociaux dont un CDI ou un CDD peut profiter.

-Le statut de portage salarial
Quant aux travailleurs qui ont choisi de se lancer dans l’autonomie professionnelle tout en adoptant le portage salarial comme régime de travail, ils ont dans ce cas opté pour une alternative sécurisante et avantageuse mais qui représente néanmoins quelques inconvénients non négligeables.
Cette forme de travail, ayant apparu depuis les années 80 et officiellement codifiée depuis avril 2015, connaît un grand essor et elle s’est avérée une solution fiable et sécurisée pour une majorité de travailleurs souhaitant exercer leurs métiers en toute liberté.

En effet, le portage salarial permet de lier à la fois une société cliente ayant besoin d’un expert externe pour une mission ponctuelle, un consultant porté offrant des services de professionnel qualifié, et une société de portage salarial qui gère pour ce dernier l’administratif et la facturation de la société cliente
En échange de cette gestion, la société de portage prélève des honoraires pour les frais de gestion sur le chiffre d’affaires HT encaissé, tandis que le consultant porté se libère des contraintes administratives et comptables pour se consacrer exclusivement à ses missions, au développement de sa clientèle et à la réussite de son activité.

Ce statut de salarié indépendant permet au porté de bénéficier de l’assurance- chômage, de la sécurité sociale, de la retraite, de la prévoyance, du chômage et même de la mutuelle.
Ces avantages dont bénéficie le consultant porté s’accompagne malheureusement de quelques contraintes qui apparaissent lorsqu’on compare le statut de portage salarial avec celui de l’entrepreneur individuel.
Même si le portage salarial est désormais codifié, ce régime connaît encore des incertitudes notamment quant au contrat liant le porté et la société de portage : Est-ce un véritable contrat de travail ? Faut-il recourir au CDI, CDD, temps partiel, ou temps plein ?
Par ailleurs, le coût du portage salarial est un facteur à prendre en compte. En effet, une entreprise de portage salarial se rémunère par des honoraires compris entre 7 à 11% des honoraires facturés à l’entreprise cliente.
D’autres limites viennent s’ajouter aux contraintes déjà liées à ce statut, notamment:
•Rémunération minimum de 2 900 euros bruts mensuels pour un emploi à temps plein
•Souscription d’une garantie financière auprès d’un établissement de crédit
•Comptes rendus réguliers à destination de la société de portage.

En guise de conclusion au sujet de ces trois options, le choix du statut approprié sera orienté en fonction de votre domaine de travail, de votre projet, de vos attentes personnelles en matière de gains mensuels mais aussi en matière de protection sociale et de vos perspectives d’évolution à moyen terme.
N’hésitez surtout pas à solliciter les conseils de nos experts, car chez Umalis, notre société de portage salarial de renommée, vous serez assuré de faire le bon choix !